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Longtemps démunies face au risque de défaillance de leurs fournisseurs par manque d’informations fiables, les directions achats disposent aujourd’hui d’outils qui leur permettent de mettre en place une véritable stratégie de gestion du risque. Explications…
Le risque de défaillance fournisseurs hante les jours et les nuits des acheteurs. Un risque qui n’a fait que s’accroître ces derniers mois dans un contexte économique chahuté. « Nous avons récemment réalisé une étude sur les défaillances d’entreprises en France, confirme Benoit Francou, responsable marketing d’Altares*. Elles ont progressé de 7,1% sur le 1er trimestre 2008, et si on lisse ce chiffre sur les douze derniers mois, la progression est de l’ordre de 4 %. »
Pour anticiper les défaillances de leurs fournisseurs, les entreprises ont donc bien souvent investi dans des ERP ou des applications de Supplier Relationship Management (SRM) qui leur permettent de rationnaliser l’ensemble de leur chaîne fournisseurs et d’obtenir un premier niveau de mesure du risque. « Mais il faut pour cela que l’outil intègre un module de gestion du risque, tous ne le font pas, souligne Benoit Francou. Et au-delà de cette restriction, la vision offerte reste parcellaire puisque limitée aux données recueillies par les acheteurs ou fournies par les fournisseurs. Elle n’est pas mise en perspective avec des informations objectives et actualisées qui reflètent la santé d’un fournisseur à un instant T. »
L’information, nef de la guerre...
C’est sur ce credo que les grands acteurs du marché de l’information d’entreprises comme la Coface ou Altares Dun & Bradstreet misent pour attaquer le marché de l’analyse du risque fournisseurs et de l’aide à la décision. Ils ont ainsi développé des plateformes transactionnelles où il suffit d’entrer le Siren de l’entreprise, ou le numéro D-U-N-S pour l’’international, pour obtenir un rapport complet sur son état de santé.
« Lors de l’intégration d’un nouveau prestataire et tout au long de la relation fournisseurs, nous diffusons à nos clients des notes de solvabilité, explique Benoit Francou. Ces rapports se basent bien sûr sur l’étude des bilans, mais aussi sur les comportements de paiement du fournisseur, les inscriptions de privilèges et l’analyse de ses données géo structurelles : quel est son secteur d’activités, son ancienneté, sa taille, son actionnariat, ses filiales, sa forme juridique, son implantation géographique, le passé de ses dirigeants… Le croisement de toutes ces données nous permet d’obtenir une photographie précise et actualisée et de fournir à nos clients un score de risque plus pertinent que celui qui est tiré d’une simple analyse de bilans. »
Vers des bases fournisseurs communicantes...
Car à côté de ces géants de l’information d’entreprise, des acteurs à dimension nationale prospèrent également en proposant des rapports basés sur l’analyse des bilans et des informations officielles sur les dirigeants, la conformité légale, la solvabilité financière… Dans cet arsenal de lutte contre le risque, s’ajoutent enfin des applications plus récentes comme Portfolio Manager qui permettent d’interfacer les bases fournisseurs à celles des grands réseaux spécialisés dans l’information d’entreprise.
Portfolio Manager combine ainsi les dépenses fournisseurs avec les données consolidées de la base mondiale Dun & Bradstreet qui couvre les liens capitalistiques (maisons mères / filiales), les comportements de paiement et les indicateurs de défaillance d’entreprises réparties dans 165 pays. Le fruit de cette analyse est restitué sous forme de tableaux de bord opérationnels qui offrent une vision globale et instantanée du risque encouru, avec des segmentations par degré de risque, secteurs d’activité, niveau stratégique... L’outil intègre également un système d’alertes par email en cas de dépassements de limites de dépenses ou de variations sur les scores de défaillance. D’où un gain de temps appréciable en matière de reporting et de suivi du risque en portefeuille.
Les directions achats confortées dans leur dimension stratégique
« Une application comme Portfolio Manager conforte la dimension stratégique des directions achats car elle leur permet de se doter d’une véritable politique en matière de gestion du risque, affirme Benoit Francou. En fonction des risques identifiés, les équipes achats vont pouvoir faire évoluer leur stratégie et engager des actions correctrices pertinentes. » Longtemps réservés aux grands groupes cotés, ces outils désormais accessibles en ligne via un simple login et mot de passe s’ouvrent progressivement aux PME et TPE grâce à des modèles économiques basés sur le volume de références à surveiller et leur localisation.
| *Altares est né du rapprochement de la Base d’Informations Légales (BIL) et de la filiale française de Dun & Bradstreet, premier acteur mondial en informations B to B. Spécialisée dans la connaissance inter entreprises, Altares fournit des solutions pour gérer le risque clients/fournisseurs, le ciblage marketing, la création et mise à jour de référentiels entreprises… Sa base de données actualisée tous les jours contient des informations sur plus de 120 millions d’entreprises dans le monde. |
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