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Avec Cap 2010, le groupe PSA s’est engagé l’année dernière dans un ambitieux programme de compétitivité et de croissance qui place les 1 300 collaborateurs de la direction des achats en première ligne. Valérie Bensoussan, responsable de la communication de la direction des achats, nous dévoile la stratégie mise en place pour atteindre les objectifs fixés par Christian Streiff, le nouveau président du groupe.
Dans quel contexte s’inscrit aujourd’hui la relation de PSA avec ses fournisseurs ?
Elle se situe véritablement au cœur du programme Cap 2010 mis en place par le président Christian Streiff en 2007. Ce projet de compétitivité et de croissance définit quatre priorités qui impliquent directement la direction des achats : la qualité de produits et de services, la réduction des coûts, un plan produits enrichi et accéléré, et une nouvelle offensive commerciale. Les achats représentent 70 % du prix de revient d’un véhicule. Ils constituent donc un levier sur lequel nous nous devons d’agir pour accroître notre compétitivité. Le rattachement de la direction des achats à Christian Streiff depuis le début de l’année 2007 est à ce sujet un signe qui ne trompe pas. Cettenouvelle organisation s’accompagne d’objectifs de résultats précis : 6% de gain de productivité par an à l’horizon 2010. Cela englobe bien sûr plusieurs indicateurs comme les économies techniques, les coûts garantis, la qualité…
Quelles sont les grandes lignes directrices de votre stratégie pour atteindre cet objectif ?
Nous travaillons avec les équipementiers dans deux grandes directions qui sont étroitement imbriquées : la réduction concertée des coûts et la co-conception. Nous allons coopérer de plus en plus en amont avec nos fournisseurs pour définir ensemble, sur la quinzaine de fonctions stratégiques qui représentent près de la moitié du prix d’un véhicule, les bonnes pratiques qui nous permettront d’obtenir le coût optimal. Nous avons déjà mis en place depuis deux ou trois ans dans le cadre des projets véhicules ce qu’on l’on appelle des cycles courts. En cas de problème, on réunit nos équipes et celles du fournisseur, et "personne ne sort de la pièce" avant de l’avoir réglé. Avant la mise en place de ces cycles courts, le temps nécessaire pour résoudre un problème pouvait aller jusqu’à deux ou trois semaines. Maintenant, on boucle les solutions en deux ou trois jours. Dans le même ordre d’idées, nous hébergeons de plus en plus certains de nos fournisseurs. Avec Cap 2010, nous nous sommes fixés un objectif de réduction par trois du délai de résolution des questions prioritaires clients en après-vente. Pour gagner en réactivité, nous avons donc décidé d’héberger sur nos plateaux d’assistance les experts de certains fournisseurs qui se retrouvent au plus près de nos propres experts. Cela facilite et accélère d’une part le travail de diagnostic, et d’autre part la résolution des problèmes.
Avez-vous mis en place des outils e-business pour améliorer la communication avec vos fournisseurs ?
Nous avons effectivement développé un portail BtB sur lequel nous diffusons toutes les informations utiles, qu’elles soient stratégiques ou techniques. L’objectif étant que nos 10 000 partenaires répartis dans 46 pays disposent du même niveau d’informations que nos acheteurs, et inversement. Cette transparence vaut aussi pour les réunions d’informations fournisseurs que l’on organise chaque mois, et où l’on joue cartes sur table en leur dévoilant notamment les cadences de tous nos véhicules.
Ce travail au quotidien de vos acheteurs est aussi mis en valeur par toute une série d’événements…
Effectivement. En 2007, nous avons organisé neuf conventions projet véhicule. Ces manifestations nous permettent de dégager les points de satisfaction et d’amélioration, et d’aborder les problèmes qui restent à régler avec les fournisseurs impliqués dans le projet. En avril dernier, nous avons ainsi convié 308 équipementiers à une convention sur la 308 où ils ont eu le privilège de découvrir et tester en avant-première la voiture sur un circuit fermé en région parisienne. Nous avons réalisé la même opération pour la nouvelle Citroën C5 à Rennes. Nous organisons également tous les deux ans une convention stratégique où l’ensemble de la direction du groupe est présente pour expliquer les grands axes de notre politique. Pour la dernière convention en septembre dernier, j’ai travaillé en amont pendant six mois avec dix fournisseurs au sein d’une équipe projet. Nous avons construit le programme de la manifestation ensemble pour être au plus près de leurs attentes, tant sur le fond que sur la forme. Cette démarche a été très appréciée car c’était la première fois qu’un constructeur les associait à la préparation d’un tel événement.
Vous organisez également chaque année le trophée des fournisseurs. Pourquoi une telle manifestation ?
Les suppliers awards récompensent depuis maintenant quatre ans l’excellence de nos meilleurs fournisseurs dans quatre catégories : qualité, innovation, pièces et services et performance économique. La semaine dernière, nous en avons ainsi distingué 12 sur un panel de 800. Un tel événement constitue d’abord pour nos acheteurs un formidable outil de motivation. Voir son travail récompensé par l’un des plus grands constructeurs automobiles n’est pas anodin en termes d’image. Les lauréats repartent avec toutes les images de la soirée, des photos avec le président, et un kit de démultiplication qui doit leur permettre de communiquer sur ce trophée.
Le palmarès des 4e trophées fournisseurs
![]() La quatrième édition des suppliers awards a récompensé les entreprises suivantes : |
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