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Flotte automobile : l’optimisation des postes annexes

publié le 22/01/2009

Les coûts annexes représentent 50 % du budget global d’un véhicule. Les optimiser peut permettre de générer des économies substantielles, à condition de les appréhender à toutes les étapes de la gestion d’une flotte.

Les professionnels considèrent aujourd’hui comme poste annexe tout ce qui relève des prestations de services et de la mobilité du véhicule : les frais de gestion, le carburant, l’assurance, le hors contrat, les sinistres... Des postes qui cumulés représentent environ 50 % du coût total de détention d’un véhicule. « Aujourd’hui, les acheteurs ont trop tendance à se focaliser sur le prix du véhicule et son seul financement, mais oublient d’optimiser les postes annexes qui peuvent pourtant générer des économies considérables », regrette Grégory Libre, directeur du réseau commercial Moyennes Entreprises et Grandes Relations pour Arval France.

La prise en compte des postes annexes doit se faire à toutes les étapes d’une démarche d’optimisation. « Il ne faut d’abord pas se tromper sur le mode de financement, qui constitue le premier pilier de l’optimisation, et qui impacte 100 % du budget d’un véhicule », souligne Grégory Libre. Il faut donc étudier à la loupe tous les modes de financement possibles, location longue durée, achat, crédit-bail, remboursement d’indemnité kilométrique, en comparant à chaque fois le coût total de détention et les risques. « Dès ce stade, il faut aussi optimiser l’ensemble de la chaîne de coûts. C’est cette démarche qui va permettra à l’entreprise de s’orienter vers le meilleur mode de financement  », assure Grégory Libre.

Bien analyser le besoin

La seconde étape d’une démarche d’optimisation concerne la sélection du véhicule. Là encore, le choix est stratégique car il impacte 80 % du budget global. « Il faut partir d’une analyse du besoin de l’utilisateur et de la dimension que l’on veut donner au véhicule (RH, outil de travail...), conseille Grégory Libre. Ce travail d’analyse effectué, l’entreprise peut alors s’attaquer à la sélection en pratiquant une analyse des coûts de détention au niveau de sa flotte, mais aussi de chaque véhicule. L’expérience montre que ce n’est pas toujours le véhicule vendu au prix le plus bas qui se révèle au final le moins cher. Il faut donc intégrer la consommation de carburant, les émissions de CO2, la fiscalité, la fiabilité, les amortissements non déductibles... »

Le troisième pilier est lié à la gestion du parc qui impacte elle 15 % du coût global de la flotte. Entrent dans ce périmètre le coût de la gestion interne. « On aborde là les questions d’organisation, précise Grégoy Libre. Faut-il internaliser ou externaliser ? Comment optimiser les processus ? Cette démarche peut conduire à l’externalisation complète de la gestion du parc à un prestataire. L’entreprise n’a plus alors qu’à piloter sa flotte à partir des tableaux de bord qui lui sont fournis par son prestataire. »

Les vertus de l’éco conduite

Le quatrième et dernier pilier, c’est le comportement du conducteur qui agit sur 35 % du budget, essentiellement sur la consommation de carburant et les sinistres. « Le carburant représente à lui seul 20 % du budget. Investir dans un programme de stages d’éco conduite permettra à l’entreprise de réaliser entre 8 et 10 % d’économies, c’est considérable. Et sur la partie sinistre, des programmes de prévention des risques routiers peuvent faire diminuer la sinistralité de 30 %, soit une économie de 60 000 € par an pour un parc de 200 véhicules. Et il ne faut aussi jamais oublier qu’un mauvais comportement peut à lui seul annuler toutes les économies que l’on a pu réaliser sur les trois points précédents », conclut Grégory Libre.

La répartition des coûts d’un véhicule
Financement : 35 %
Carburant : 20 %
Taxes : 15 %
Assurances : 9 %
Prestations : 8 %
Fin de contrat : 3 %
Sinistres : 3 %
Coûts de gestion interne : 3 %
Hors contrat : 2 %
Coûts cachés (appel d’offres, pertes d’exploitation, turn over...) : 2 %

Yves Rivoal

Crédit photo : © Arval

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