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Externalisation des services sur site – Volet 1 : Plus de 120 métiers concernés

publié le 17/11/2008

Soucieuses de concentrer leurs ressources sur leur core business, de plus en plus d’entreprises franchissent le pas et externalisent leurs services sur site. Philippe Martena, directeur de la performance de Faceo, décrypte le périmètre des fonctions externalisables, les motivations des entreprises et les risques à ne pas négliger...

Quel est le périmètre de l’externalisation des services sur site ?

Posez la question à plusieurs interlocuteurs, et vous obtiendrez des réponses à géométrie variable. La définition que l’on applique généralement englobe tout ce qui touche les moyens généraux : les services liés aux bâtiments (maintenance, travaux associés, conduite énergétique...), à la gestion de la mobilité intra et inter sites, et aux occupants (nettoyage, restauration collective, espaces verts, sécurité...). Ce périmètre représente à lui seul plus de 120 métiers.

Quelles sont les raisons qui poussent aujourd’hui les entreprises à les externaliser ?

La première motivation, c’est la professionnalisation des services. En faisant appel à des prestataires dont c’est le métier, les entreprises accèdent à des méthodologies qui vont leur permettre de rationaliser et d’optimiser le rapport coûts / services. Les modèles des acteurs du Facilities Management sont extrêmement simples. Ils partent du coût global du client, en intégrant les coûts internes et de sous-traitance. Sur la base de ce référentiel, ils sont capables de proposer des gisements de progrès de 15 à 20 % sur des contrats de trois ou cinq ans, avec bien souvent un maintien voire une amélioration de la qualité de service.

L’externalisation séduit aussi parce qu’elle induit une meilleure visibilité et un contrôle des dépenses sur des sujets que les entreprises ne maîtrisent pas toujours faute d’outils. Les fmers s’inscrivent dans cette logique en fournissant les indicateurs et les outils qui permettent à l’entreprise de prendre les bonnes décisions. Cet accompagnement dans l’évolution stratégique est primordial. Les entreprises se positionnent en effet de plus en plus sur des cycles courts et ont donc besoin de se réorganiser en permanence. En externalisant une partie de leur structure de coûts, elles s’assurent que la gestion du changement se fera plus rapidement puisque la surface à opérer sera moins importante. Le transfert du risque management est un autre élément moteur. Un responsable d’établissement doit en effet couvrir un tas de risques, notamment sur le plan pénal. En externalisant la maintenance et le contrôle réglementaire, il reste en charge de ce risque, mais le fmer mettra tous les moyens à sa disposition pour le couvrir.

Quels sont les principaux risques dans une démarche d’externalisation ?

Le risque que les clients ont toujours à l’esprit au départ, c’est le social. En fait, cette crainte se révèle infondée car l’expérience le montre, aucune externalisation ne s’est traduite par des mouvements sociaux. Les fmers reprennent en effet systématiquement les salariés de leurs clients en leur apportant un vrai métier et la considération qui va avec. Chez Faceo, plus de 50 % de nos équipes viennent ainsi de chez nos clients.

Ceci étant dit, je ne vois pas d’autres risques puisque la réversibilité est toujours prévue dans les contrats qui imposent des relations contractuelles très structurées. Avant même que l’externalisation n’entre en vigueur, l’entreprise sait déjà comment elle pourra changer de stratégie en ré-internalisant ou changeant de prestataire... Elle pourra aussi récupérer l’ensemble des données et des moyens nécessaires à la gestion des domaines externalisés.

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